9 juillet 2019

Extraits : Les temps d'une vie - Tome 3



Extrait n°1
— Tu sais ce qui est le pire ? souffla-t-elle en triturant un mouchoir. Quand je les ai surpris, il a été soulagé. Comme s’il ignorait comment me l’annoncer.
 — C’est un connard ! siffla Kayla en maudissant Jeff.
 — Qu’est-ce que je n’offrirais pas, là, tout de suite, pour avoir une prêtresse vaudou parmi mes amies ! Je ferais souffrir ce trou du cul autant que moi !
— Pour ça, on peut aider, déclara une voix dans son dos.
 Nina se retourna sur sa chaise et aperçut d’abord son beau-frère. Samuel, en plus d’être le mari parfait, était un homme extrêmement séduisant.
 […]
Puis celle-ci aperçut l’homme qui se tenait aux côtés de son beau-frère. Alex, le cousin de Samuel. Nina avait déjà rencontré bon nombre de spécimens masculins dans sa vie, mais jamais des comme lui !
 « I’m sexy and I know it » avait dû être écrit spécialement pour lui !



Extrait n°2


    Nina avait la furieuse envie de se jeter sous un train pour abréger ses souffrances. Ou de commettre un meurtre pour écourter la vie du connard qui en était responsable. 
    Au choix. À l’heure actuelle, les deux lui allaient parfaitement. 
    Enragée, elle ouvrit sa penderie, attrapa un gros sac de sport et y fourra ses vêtements. Être obligée de retourner chez sa mère à son âge, c’était franchement la honte ! 
    Comme une idiote, elle pensait qu’à vingt-six ans, vivant avec son petit ami depuis presque trois ans, la prochaine étape pour eux serait les fiançailles. Elle s’y voyait même déjà : Jeff aurait fait sa demande devant tout le gratin de la chirurgie, officialisant ainsi la relation qu’ils entretenaient depuis plusieurs années.



Extrait n°3
     Il lui adressa un regard compatissant et elle put y voir combien il s’en voulait. Elle tenta de sourire, mais ne parvint qu’à esquisser une grimace qui ressemblait plus à un rictus qu’autre chose. 
        — Tout se passera bien, lui assura-t-il. 
     Et étonnamment, Nina le crut. Elle eut l’absolue certitude qu’il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour la protéger, l’aider et la soutenir dans cette épreuve. Sa vie changeait sans doute, mais elle n’était pas la seule. 
      — On devrait discuter ? offrit-elle d’une voix tremblante. 
      — En effet. Me fais-tu confiance ? ajouta Arès en lui proposant sa main. 
     Elle observa cette paume tendue, puis le dieu auquel elle appartenait et n’eut pas vraiment besoin d’y réfléchir avant de s’en saisir. C’était incompréhensible, mais oui, elle lui faisait confiance. 
    À lui presque plus qu’à n’importe qui d’autre.
 
Extrait n°4

Extrait n°5

Extrait n°6

Extrait n°7



Pour en savoir plus sur le livre, rendez-vous ici.

6 juillet 2019

Chronique Rédemption 1 & 2 - Les lecteurs d'Hécate



Gros coup de cœur pour ces deux tomes.  
L'écriture d'Enel est toujours aussi agréable et fluide, elle fait toujours ressortir l'émotion de ses personnages, ça rend l'histoire accrochante et je n'ai pas pu lâcher les deux tomes que j'ai lu l'un à la suite de l'autre.  
Irina est une simple humaine qui est serveuse dans un bar et qui sort avec Alex, un vampire. Elle connaît donc le monde du surnaturel qui est rempli de vampires, loups-garous et sorcières. Mais sa vie va être mouvementé avec un vampire royal : Théobald. L'un des plus vieux vampires qui vient jouer dans sa petite ville. Il n'a d'ailleurs qu'une envie : jouer avec elle. Autant dire que ça peut vite devenir dangereux. Mais Irina va passer par diverses émotions : désir, trahison, colère et j'en passe. Elle va surtout entrer dans une colère noire et fuir pour apprendre à se battre et pouvoir se venger. Mais quand elle trouve l'objet de sa colère, elle le découvre changer et fait la connaissance d'Angela. Les choses se passeront autrement et elle va devoir prendre sur elle pour avancer.  
Ceux qui connaissent Vampire Diaries et The Originals y verront des similitudes, juste des détails. Mais il ne faut pas s'en formaliser, ce n'est en aucun cas une copie mais une fiction originale de l'auteur avec qui j'ai discuté. La retrouver dans un univers fantastique est un pur bonheur. J'ai un coup de coeur pour les personnages d'Irina, de Théobald et d'Angela. Alex m'est devenu détestable à cause du premier tome. Je me suis retrouvée dans Irina et Théobald, dans leur ressenti. D'ailleurs j'ai versé quelques larmes pendant les deux tomes, c'était assez émouvant par moment.  
Si je devais les relire, je le ferais sans hésiter.

Lien vers la chronique : ici


4 juillet 2019

Chronique JCQLMNS - Chronique livresque

https://eneltismae.blogspot.com/2019/07/chronique-jcqlmns-chronique-livresque.html


Je remercie la maison d'éditions Sharon Kena pour la lecture de cet ouvrage. J'adore la couverture et j'avoue avoir cru tomber sur un fantastique. C'est une fois lancé dans les premières pages que je me suis dit "loupé" ! Bref, une très belle couverture qui met en bouche et un titre qui peut nous emmener sur des chemins bien sombre. 

 Eva est dans le train pour Paris avec pour seul bagage, une valise à la main. Elle a pris le strict minimum afin de fuir le plus vite possible, le plus loin de son compagnon. Si Eva est dans ce train l'amenant le plus loin possible de celui qu'elle aimait encore il y a quelques mois c'est parce qu'il est devenu violent. La dernière fois l'a amené à l’hôpital, une fois de trop, une fois où le corps meurtri et brisé est arrivé aux urgences... encore... Les circonstances sont toujours les mêmes, un regard trop appuyé d'un homme sur Eva sans qu'elle ne le demande, un mot gentil, parfois elle tente de montrer sa jalousie lorsque Greg s'amuse avec une voisine et le voilà qu'il s'énerve, gueule et frappe de plus en plus fort. Les mots sont devenus des claques, des coups de poings, de pieds, jusqu'à l'inconscience. Elle arrive à fuir en laissant tout derrière elle afin de se reconstruire, de recommencer à vivre, à 26 ans tout est possible, même rencontrer le vrai amour, même replonger dans un engrenage pire que le précédent. 

 Le récit apporte beaucoup d'éléments. Un chapitre sur deux nous suivons Eva avec sa volonté de redevenir une femme à part entière et non plus un objet de convoitise. Un chapitre sur deux nous suivons ses débuts avec Greg, sa passion, sa folie d'un soir et puis l'enchaînement qui en vient à ce qu'elle disparaisse de sa vie avant qu'elle n'en meure. Nous voyons donc 2 Eva, celle qui cherche l'amour, tombe amoureuse du mauvais gars et voit sa vie brisée, et celle qui a fui, a pris son courage à deux mains et tente de vivre normalement. Greg qui ne montre rien est seulement possessif et puis les chapitres défilent et l'auteur nous dépeint une situation que malheureusement beaucoup de femmes et d'hommes vivent : celui d'être le punching-ball de l'autre. Les événements se suivent et deviennent de plus en plus noir d'un côté et de l'autre une lumière d'espoir apparaît pour la jeune femme. 

 Sa fuite n'est pas juste parce qu'elle en a envie, il s'agit de sa vie qui est menacée. La peur d'être retrouvée ne s'éteint jamais, malgré le temps. Elle a tout fait pour ne pas être retrouvée, n'utilisant plus sa carte de crédit, ne bougeant pas du territoire. Elle a réussi à mettre de l'argent de côté sans qu'il ne le voie, avec de l'aide tout est possible. Il existe des associations qui sont capables de faire disparaître n'importe qui. Eva va apprendre à être quelqu'un d'autre, à vivre à pleins poumons. Son arrivée sur Paris n'est pas terrible, elle n'a plus personne, pas d'amis, pas de famille, son "ex" a bien réussi son coup en la gardant pour lui. Malgré tout, elle a cette force en elle, son instinct de survie qui fait qu'elle a pris le départ. Elle trouve une petite pension tenue par une dame âgée qui ne lui demande pas grand-chose de sa vie, sentant qu'elle n'est pas là par hasard. La recherche d'emploi dans une grande ville même avec de bons bagages en mains n'est pas toujours évidente. Avec du courage pour travailler dans n'importe quel domaine, Eva va faire des rencontres en tout genre. Avec une envie de devenir quelqu'un d'autre, le jour de son anniversaire elle décide de se faire plaisir : coiffeur, robe, restaurant, car même seule elle veut pouvoir ressortir sans avoir de crainte. Une soirée inoubliable pour cette jeune femme qui va comprendre qu'elle n'est pas en cause de désirs intolérables. 

 Le personnage de Eva est mûrement réfléchi et convient à ces femmes qui arrivent à s'en sortir d'une manière ou d'une autre. Comme indiqué plus haut, elle a une force de caractère impressionnante, allant même jusqu'à faire semblant pour donner le change et ainsi préparer sa fuite. Rien n'est facile, au contraire, il faut savoir se battre, avancer à petits pas. Elle a vécu 3 années difficiles. Le début est tout rose, mais très vite Greg a su mettre la main sur elle et l'a formaté comme il le désire. Si elle ne voulait pas faire l'amour avec lui, ce n'est rien, il n'avait qu'à la baiser pour assouvir ses besoins primaires. Après les coups, la maltraitance, le fait de vivre dans une petite ville où tout le monde vous regarde comme un suspect et non comme une victime, la souffrance peut faire perdre la tête. Par chance, Eva a trouvé des gens sur qui compter, lui montrer le chemin. C'est cette chance qu'elle aura à Paris. D'avoir des gens sur qui compter et qui ne vont pas la juger. 

 Le regard des autres est important dans ce type d'histoire, la pitié ne sert à rien, juger encore moins. Qui peut dire s'il n'aurait pas agi de la même manière ? Qui peut dire qu'il serait parti du début ? Ou au contraire serait resté et finit à la morgue ? Il faut autant de courage pour rester que pour partir. Rester le plus loin possible de celui que l'on a aimé malgré tout, parce que les mots ont réussi à faire entendre raison : c'est souvent la faute de la victime dans ce cas, bien entendu, car elle n'a pas fait ce qu'il fallait pour qu'il soit content... (Étrange comme mon envie de vomir reprend d'un coup...) La situation entre deux êtres qui vivent de cette manière n'est pas saine. Il y en a toujours un qui est plus fort que l'autre, mentalement, physiquement. c'est si facile de dire à l'autre que c'est de sa faute si tout va mal en utilisant n'importe quel prétexte pour exemple. C'est ce que Eva a vécu durant 3 années et maintenant qu'elle a retrouvé sa liberté, elle va devoir faire encore plus attention. 

 Loin de Greg elle s'ouvre telle une fleur qui a vécu dans le noir bien trop longtemps. Les pétales sont fragiles, pourtant elle arrive à avoir une nuit de passion avec un inconnu, juste pour elle, juste pour le fait d'avoir choisi. Et puis ce qui va suivre n'est que dans l'histoire, elle va revoir cet homme, trouver un vrai travail, devenir quelqu'un d'autre, jusqu'à ce que ses peurs reviennent sous la forme d'un fantôme bien réel. Greg est le genre d'homme qui montre un visage angélique, ce n'est pas possible qu'il soit ainsi, si Eva se fait mal, c'est toute seule ou alors elle l'a poussé à bout. Greg est cet homme qui a tout pour plaire et pourtant qui a une noirceur en lui qui ne le quitte pas. Ce n'est plus de la folie à ce stade, surtout au vu de tout ce qui se passe loin dans le récit. C'est un être humain qui n'en a que l'apparence. Sous cette forme se cache un monstre, vil, près à tout pour satisfaire son besoin de vengeance. Si elle est partie, c'est pour un autre... NON ! C'est pour vivre espèce de crétin dégénéré ! Pardon je m'égare... 

 Passons à d'autres personnages, comme Coralie qui est une vraie pépite en amie. Tom qui sera celui qui ouvrira les vannes du coeur de Eva avec beaucoup de tendresse et de délicatesse. Et Yvan qui sait ce que c'est que d'avoir des cauchemars la nuit à cause du passé. Je reste évasive sur eux, parce que je ne vais pas tout raconter non plus et puis ils font bloc autour d'Eva pour l'aider, c'est le plus important, chacun à sa manière. 

 La reconstruction ne peut se faire que si on a de l'aide, si on veut de cette aide et si on veut continuer à vivre. Eva montre ce chemin qui a été parcouru par tant d'hommes (oui je le dis une nouvelle fois, car il y a des hommes qui meurent sous les coups de leurs femmes même si le chiffre est plus faible) et de femmes afin d'obtenir la liberté. L'auteur parle d'un sujet sensible avec des passages, surtout un qui soulève le cœur. Cette caméra m'a donné des frissons de dégoûts et surtout je me suis posée une question : comment peut-on faire subit cela à un autre être humain ? J'ai bien senti qui était derrière tout cela, car Greg ne peut pas agir seul, je ne comprendrais jamais comment la jalousie, la crainte, l'envie d'obtenir quelque chose peut mener les gens jusque-là, jusqu'à faire souffrir, torturer physiquement et psychologiquement une autre personne. Il y a du machiavélisme dans certains personnages. J'ai adoré le passage après la caméra, lorsqu'elle ressort avec un autre regard. Je n'en dirais pas plus bien sûr, car ce passage est jouissif. Une vengeance amène toujours une autre vengeance, un vrai cercle vicieux. 

 Je vais m'arrêter en laissant volontairement des choses de côté. Le livre est complet avec beaucoup d'émotions, de sentiments, de gens qui tendent la main et d'autres qui n'en font qu'à leur tête. La patience est sacrée et ici, il en faut vraiment beaucoup pour que Eva puisse s'en sortir un jour. La police, les procureurs, les juges, les dossiers médicaux, la violence, les viols, les coups, la terreur, les envois de lettres, rien n'est épargné à cette jeune femme qui a déjà trop souffert et endure encore. Le corps peut guérir, mais l'esprit, lui, reste marqué, probablement à jamais. J'avais dit que j'arrêtai donc je stoppe là. 

 En conclusion, une histoire qui est très réaliste avec une scène sordide qui peut heurter la sensibilité (pas la mienne, vu que je ne suis pas sur d'avoir encore ce terme en ma faveur). La rage de vivre aurait pu être également le titre de ce livre, mais après tout, jusqu'à ce que la mort nous sépare est bien choisi pour un point... Il suffit de le lire pour le découvrir !


4 juin 2019

Les temps d'une vie - Tome 3



                       

Les temps d'une vie

3 - Pour l'amour de la Guerre

Édition illustrée

13 août 2019
Sharon Kena Éditions

Où l'acheter : 
* Sur la boutique en ligne de la maison d'édition : ici
* Sur Amazon : ici
* Pour obtenir un livre dédicacé, vous pouvez me contacter sur ma page Facebook ou utiliser le formulaire de contact par mail qui se trouve dans la colonne de gauche.

Résumé : Quand Nina rencontre Alex, le cousin de Samuel, elle n’aurait jamais imaginé que cela bouleverserait toute son existence. Comment aurait-elle pu concevoir qu’il était en réalité Arès, dieu grec de la Guerre et la Destruction ? Elle, qui enviait jalousement la vie parfaite de sa sœur Kayla, se retrouve désormais propulsée dans le monde secret de l’Olympe. 
    Forcée de vivre parmi les dieux, elle doit tout reconstruire, mais ce n’est pas chose aisée lorsque vous côtoyez des êtres légendaires. Cela l’est encore moins quand une guerre éclate avec Odin et que Nina s’y retrouve confrontée. Puis les sentiments s’en mêlent, et là, elle en vient carrément à s’interroger : y survivra-t-elle ?

ISBN : 978-2-8191-0491-9
Couverture par : Erica Petit Illustrations
Illustrations intérieures par : Alexandre Bonhomme

Pour vous faire un avis sur le texte, vous pouvez lire les chroniques de blogueurs ici (à venir) ou des extraits de l'histoire (à venir)



© Enel Tismaé et Sharon Kena Éditions - tous droits réservés

22 mai 2019

Rencontre livre jeunesse - Abbeville


Le 8 juin prochain, je serais présente à la 3ème édition des Rencontres autour du livre jeunesse, organisée à Abbeville. 

En plein centre ville, venez me retrouver pour découvrir mes livres ou simplement dire bonjour. 

J'aurais avec moi les livres suivants : 
  (cliquez sur l'image pour plus d'infos sur les livres)




 

Entrée gratuite. 

Pour me retrouver : 
Place Max Lejeune 
80100 Abbeville

14 mai 2019

Chronique Jusqu'à ce que la mort nous sépare - La magie des livres


Enel Tismaé étant une de mes auteurs préférés, je souhaitais lire le dernier de ses romans, quoique ce ne soit pas un genre que j'affectionne. J'avais déja lu sa romance "Seconde Chance" que j'avais beaucoup aimée, mais là, elle nous offre un style encore différent. C'est donc avec envie mais peur de ne pas être satisfaite, que je me suis plongée dedans.  
 "Eva subit les coups de Greg depuis bien trop longtemps. Elle décide donc de partir à Paris pour se reconstruire. Après des mois de travail sur elle-même, elle fait la rencontre de Tom. Alors qu'elle se reconstruit et vit le parfait amour, son passé la rattrape."  
 "Jusqu'à ce que la mort nous sépare" est un roman d'une grande intensité, parfois difficile à lire et pourtant, il est dur de me choquer. Enel Tismaé nous parle d'un fait que, malheureusement, beaucoup de femmes vivent. 
L'histoire est certes fictive mais pourtant, on a l'impression qu'elle est réelle tant tout nous paraît crédible L'histoire est très prenante et pleine de rebondissements. Je vous avoue avoir vécu les angoisses, la peur et la joie d'Eva comme si j'étais présente à ses côtés. D'ailleurs, les personnages sont très attachants, enfin pas tous, car je vous avoue que j'ai eu envie de meurtre sur Greg. 
Eva est une femme forte qui réussit a se reconstruire malgré tout ce que son ex-mari lui a fait subir. Renée et Coralie sont deux femmes exceptionnelles, et d'un grand soutien Et puis, il y a Tom. Tout le contraire de Greg. 
En ce qui concerne Enel, je suis une grande fan de sa plume et je me suis rendu vraiment compte du pourquoi. Elle s'investit a fond dans ces histoires, cherchant à rendre celle-ci passionnante, intense et touchante. Mais, elle nous montre aussi l'espoir, que tout le monde peut avoir une seconde chance (tiens ça me rappelle le nom d'un de ces romans), et qu'il ne faut jamais baisser les bras. 
C'est une grande auteur qui nous donne de grandes leçons tout en parlant de sujets parfois difficile. Ce roman n'est pas une exception, c'est une pépite qui m'a pardonnée avec les histoires de ce genre. 
Pour résumé, Jusqu'à Ce Que La Mort Nous Sépare est un véritable coup de coeur. Une histoire qui vous fera rire, pleurer mais qui vous fera aussi réfléchir. Un roman intense à découvrir. 
"Mais aujourd'hui, ces billes salées n'étaient pas imprégnées par la tristesse et la douleur, non. Elles étaient porteuses d'espoir, de progrès et d'avancement."
 Photo

Lien vers la chronique: ici

24 avril 2019

Chronique Jusqu'à ce que la mort nous sépare - Le coin des lectures partagées



La couverture nous montre une jeune femme. Elle semble triste et a la tête dans les nuages. Peut-être rêve-t-elle de mieux? D'ailleurs, on y voit des oiseaux... Signe de liberté? Et aussi une ville avec de hauts buildings. Peut-être la vie qu'elle fuit? Ou celle à laquelle elle aspire? Les couleurs sont douces, rendant le tout très agréable à la vue. 
Eva vit avec Greg mais celui-ci, maladivement jaloux, la maltraite depuis bien trop longtemps. Frappée, humiliée, bafouée, mise à l'écart de tous, elle n'en peut plus. Malgré tout l'amour qu'elle a pu avoir pour lui, maintenant, Greg la répulse. Elle en a une peur bleue et sait que si elle reste, elle mourra: ses trop nombreux séjours à l'hôpital en sont la preuve. Un jour, alors qu'elle a récolté assez d'argent pour partir (c'est un maigre butin: 2000€, mais assez pour son nouveau départ), elle fuit vers Paris, sans se retourner. La peur au ventre, elle se réfugie incognito dans une petite auberge auprès de Renée, une vieille dame qui devient progressivement comme une mère pour elle. Elle se fait également une amie: Coralie. Après une recherche active de travail, elle finit par être embauchée dans un petit snack où elle va régulièrement manger. Puis, elle finit par décrocher un job qui lui correspond, secrétaire principale chez Anderson. C'est à partir de là que sa vie être totalement chamboulée. 
Ce roman parle de la reconstruction d'une femme après avoir vécu la violence conjugale mais également d'autres lourdes choses. C'est la peur au ventre qu'on suit notre héroïne. On passe par toutes les émotions avec elle et on ne peut que haïr ce Greg autant qu'on aime Tom... deux hommes que tout oppose, mis à part Eva. Autant Greg est violent et imbu de sa personne, autant Tom est doux, prévenant, à l'écoute de celle qu'il aime, tout en sachant être là pour la protéger. Eva, elle, est une femme forte car il faut être forte pour pouvoir se reconstruire après avoir été brisée. C'est une battante qui ne veut pas vivre en regardant toujours derrière elle. Fragile et forte à la fois, elle va se reconstruire progressivement, même si sa phase de reconstruction sera entachée par de nouveaux faits qui la fragiliseront de nouveau. 
J'aime beaucoup la plume de l'auteure, envoûtante, elle nous entraîne dans la vie de ses personnages sans qu'on ne puisse plus décrocher. J'ai l'impression qu'elle aime traiter de seconde chance, de reconstruction, de nouveau départ dans ses romans. En tout cas, c'est le second que je lis d'elle basé sur ce schéma. L'espoir est aussi présent dans tous les écrits que j'ai lus d'elle. Son roman est riche en rebondissements et on vit avec angoisse et espoir en même temps auprès d'Eva. Le rythme est soutenu et l'intrigue parfaitement menée. Le roman est haletant et bouleversant. Il prend aux tripes. On suit en parallèle le passé et le présent d'Eva jusqu'à ce que le passé et le présent se rejoigne. Ceci est une fiction, bien sûr, mais elle est tellement proche de la réalité qu'on sait que ça aurait très bien pu arriver. Tout ce qui se passe dans ce roman est crédible et c'est ce qui le rend encore plus prenant! C'est une romance psychologique intense, hyper sombre et qui pourtant amène de l'espoir. Et c'est ça le plus important à en retirer: il y a toujours de l'espoir, même aux plus sombres moments de notre existence. Mais il faut avoir le courage de le saisir et de changer ce qui ne va pas dans nos vies... 
Je remercie les éditions SK pour ce superbe livre reçu en SP, ainsi qu' Aurélie Lavallée, directrice des SP, ainsi que l'auteure, Enel Tismaé, pour ce roman que j'ai énormément apprécié et qui est d'ailleurs un presque coup de ♥

Lien vers la chronique : ici

23 avril 2019

Chronique Les Temps T2 - Little She Wolf's Reading



Époustouflant et bourré d'humour ! Autant dire que j'ai surkiffé ce deuxième tome et qu'il me tarde de découvrir le troisième au mois d'août ! D'autant plus que j'ai pu rencontrer Enel Tismaé à Trolls et Légendes ! Une rencontre que je ne risque pas d'oublier. Elle nous plonge de plus en plus au cœur de l'Olympe et créer encore plus de personnages aussi drôles qu'attachant, tout particulièrement Arès. J'adore ce personnage ! 
Kayla vit alors une vie paisible avec Samuel, qui travaille au FBI. Ils ont deux beaux enfants et sont heureux. Mais les choses se gattent, et ses enfants et son mari se font enlever par Zeus, le grand chef des Dieux grecs lui-même. Elle doit alors trouver un moyen de récupérer sa famille, surtout que dans sa vie sur Terre, c'est comme si elle n'avait jamais existé. Kayla ne trouve aucune trace ou aucune preuve de l'existence de ses enfants et de son mari. Elle a l'impression de devenir folle et va vouloir mettre tout en oeuvre pour arriver à ses fins. 
C'est un deuxième tome pleins de rebondissements et avec beaucoup de rire. Je n'ai pas pu lâcher ce livre jusqu'à le finir et je n'ai pas encore pu commencer un autre livre le temps que l'émotion/l'excitation redescende. C'est un gros coup de cœur pour moi, j'adore tous les personnages et quand je vois l'évolution de Kayla, ses décisions et ses rencontres avec les différents persos, j'adore. Et d'un côté je me retrouve en elle et dans les autres personnages, dans leur expérience, etc. C'est avec une impatience palpable que j'attends la suite, surtout que ce sera avec mon personnage préféré : Arès !


Lien vers la chronique : ici

3 avril 2019

Extraits : Les temps d'une vie tome 2



Extrait n°1

     Zeus, comme devenu fou, éclata d’un rire sans joie.
     Maintenant qu’il avait vu et ressenti la scène complète, il n’avait aucun mal à identifier le dieu à l’origine des pouvoirs qu’il avait perçus. Chacun des quatorze dieux constituant son panthéon avait un goût, une senteur ou même une couleur différente, qui leur servaient de signature. Zeus pouvait ainsi dire à quelle branche de l’Olympe appartenaient tous les autres dieux.
    Il avait reconnu le parfum de soufre dégagé par le pouvoir des petits humains ! Mieux, il le connaissait depuis toujours, puisqu’il était la marque de son frère, Hadès ! Et son aîné n’avait que deux enfants. Des jumeaux que Zeus cherchait depuis des années, mais qu’il n’avait jamais pu localiser… jusqu’à aujourd’hui !
    — Je t’ai trouvé, Samuel ! s’exclama-t-il, hilare.


Extrait n°2




Extrait n°3

     Et par chance, arriver jusqu’à Hadès n’était pas aussi compliqué qu’elle le pensait. Il régnait sur les Enfers, mais les Enfers grecs n’avaient rien à voir avec ce que nous enseignait la religion chrétienne. Pas de Paradis ou d’Enfer avec un démon qui vous faisait rôtir à la broche si vous aviez été mauvais, non ! Les Enfers étaient tout ceci à la fois.
     Si Kayla en croyait ses recherches, le territoire d’Hadès se découpait en trois parties : les Champs-Élysées pour ceux qui avaient été bons, le Tartare pour ceux qui ne l’avaient pas été, et le Pré de l’Asphodèle pour ceux qui ne méritaient ni l’un ni l’autre. Ces derniers étaient les plus à plaindre, car ils restaient pour l’éternité à errer sous une forme fantomatique.
     Que l’on soit destiné à l’une ou l’autre des sections de ce royaume ne changeait rien. Dans les trois cas, la procédure était la même : arrivée aux Enfers, suivi d’un petit passage devant Hadès afin d’être évalué. Il suffisait à Kayla de mourir pour rejoindre son beau-père et le tour était joué !

Extrait n°4

    Samuel ne distinguait rien, mis à part le marbre éclatant du couloir dans lequel il était traîné. Il était vierge de toutes décorations ou de tout objet qui aurait pu lui donner une indication sur le lieu où il se trouvait.
     Il fut conduit dans une salle ronde à la blancheur immaculée. Des colonnes de marbre sortaient du sol pour soutenir un plafond sculpté. Au fond, surélevé sur une tribune, un trône d’or reposait.
     Ici, contrairement au dédale précédent, des tableaux, des fresques et diverses poteries décoraient l’endroit et semblaient même raconter une histoire. Histoire que Samuel apprendrait un autre jour, car un coup dans les rotules le força à s’agenouiller au bas de l’estrade. Il se releva avec difficulté, à cause de ses mains dans le dos, et affronta l’homme sur le siège qui était pourtant vide quand Samuel était entré dans la pièce.


Extrait n°5

     — Je croyais que c’était Cerbère qui protégeait les Enfers ?
     — En effet.
     — Et c’est lui ? rétorqua Kayla, surprise.
     Il était impressionnant, bien sûr, mais ce n’était pas vraiment l’image qu’elle avait du gardien des Enfers qui empêchait les âmes de fuir. Et puis n’était-il pas censé avoir trois têtes, selon la légende ?
     — Il est l’un d’eux, lança Hadès avec un rictus en coin amusé.
     Il parla d’une voix sèche dans une langue que Kayla ne comprit pas, et aussitôt six autres molosses apparurent dans un nuage de fumée.
     — Kayla, je te présente mes bébés, lui dit Perséphone avec un grand sourire. Voici Satan, Lucifer, Astaroth, Belial, Mefisto et Iblis.
     — C’est moi, ou ce sont tous des noms de démons ? demanda Kayla, incrédule, en fixant les six animaux sagement soumis devant leur maîtresse.
     — Hadès a un sens de l’humour hors du commun.
     La déesse donna un autre ordre, dans la même langue que son mari un peu plus tôt, et immédiatement, les canidés se sautèrent dessus, fondant leurs corps les uns dans les autres. Une brume les enveloppa légèrement et quand elle se dissipa quelques secondes plus tard, Kayla avait devant elle un chien à trois têtes, haut de presque trois mètres, large d’un bon mètre, avec des yeux entièrement rouges et flamboyants. Effrayée, elle recula brutalement, et dans sa précipitation, s’empêtra les pieds dans un tabouret. Elle se retrouva sur le carrelage de la cuisine, les quatre fers en l’air.
     — Alors, il t’impressionne mon gardien, maintenant ? ricana Hadès en l’aidant à se relever.



Extrait n°6

     Elle fixa Arès dans les yeux, puis Poséidon, et vit qu’ils étudiaient la question et mesuraient les risques qu’ils encouraient en participant à la bataille qui se profilait.
    — Arès, on a besoin de toi, si la Guerre se bat à nos côtés, nos chances n’en seront que meilleures, souffla Kayla d’un ton suppliant.
     — Tu cherches à m’avoir par les sentiments, petite ?
     — Ça dépend… ça marche ?
     Arès éclata de rire et hocha le menton. Kayla lui sauta au cou et fit claquer une bise sur sa joue pour le remercier. Quand elle se recula, elle capta les regards surpris de Lyly et Poséidon. Elle sentit son visage se colorer, mal à l’aise.
    — Je ne savais pas que vous étiez si proches, vous deux, lança Poséidon avec un air conspirateur.
    — Ce n’est pas ce que vous croyez !
    — Oh, lui c’est « tu », et moi c’est « vous » !
    — C’est mon ami !
    — Et moi, non ? s’exclama Poséidon, les bras croisés sur son torse, un sourcil levé. Fais attention à ce que tu vas répondre, petite. Tu me demandes de rejoindre un combat qui n’est pour l’instant pas le mien.
    — Tu es également mon ami, décida Kayla. Heureux ?
    — Très. Câlin ? proposa-t-il avec un grand sourire malicieux en lui ouvrant les bras.



Pour tout savoir sur le livre, rendez-vous ici. 

1 avril 2019

Chronique Jusqu'à ce que la mort nous sépare - Elo-dit



Un roman intense et bouleversant ! 
Tout d'abord, merci aux éditions Sharon Kena pour ce partenariat. 
C'est un roman qui m'a immédiatement attiré, j'aime beaucoup sa couverture d'ailleurs et finalement, ce fut un vrai coup de coeur. Alors, passons à mon avis. 
Ce que nous allons découvrir ici, n'est rien d'autre que le quotidien de nombreuses femmes, mais d'hommes également, il ne faut pas l'oublier, c'est leur cauchemar, celui de ceux qui sont battus par leur conjoint. Parce que oui, c'est évidemment une fiction, mais la violence conjugale est tristement réaliste, c'est toujours d'actualité et on a la terrible impression que ça ne s'arrêtera jamais. 
Alors, il est bien souvent difficile de lire un roman qui traite de ce sujet, mais j'ai le sentiment qu'il est important de le faire, que ce soit de manière plus ou moins romancée d'ailleurs. Je ne vous cache pas que certaines scènes sont difficiles, les coups bien sûr sont peu supportables, mais c'est également le cas des insultes, du dénigrement, nous comprenons ainsi que la violence est présente sous toutes ses formes. On se rend compte de l'emprise que les bourreaux ont sur leur victime, c'est un mécanisme psychologique très puissant, qui vous empêche vraiment de vous sortir de ce cercle infernal et ça, c'est très explicite. 
C'est dans ce cadre que nous suivons Éva, une jeune femme qui a réussi à s'enfuir de son quotidien de femme battue, qui se reconstruit peu à peu et qui retrouvera un certain équilibre avec Tom, jusqu'à ce que le cauchemar recommence. 
Voilà un nouveau roman d'Enel Tismaé et une fois encore, je suis sous le charme de sa plume, j'aime vraiment son style, elle sait nous parler, elle parvient toujours à nous toucher en plein coeur, quel que soit le sujet qu'elle aborde. Ici, c'est peut-être d'autant plus le cas, elle a une vraie sensibilité, elle ne va pas trop loin dans les descriptions, mais en même temps, elle ne nous cache pas le pire, c'est un juste milieu, qu'elle sait parfaitement doser. 
Son intrigue est également parfaitement maîtrisée, elle est percutante, très prenante, on peut même dire qu'il y a une vraie touche de thriller, c'est tout particulièrement stressant, voire angoissant. Nous serons totalement pris dans l'action, à la fois totalement investis dans cette magnifique histoire d'amour, mais on sent que le danger plane, que quelque chose peut arriver à tout moment, c'est une sensation très pernicieuse. Alors, émotionnellement, il est évident que ce n'est pas une mince affaire, on passera par tous les sentiments, beaucoup de haine, de colère, mais aussi une véritable admiration pour Éva et une grande tendresse pour Tom. 
En bref : Jusqu'à ce que la Mort nous Sépare, c'est un roman d'une intensité extraordinaire, très difficile, parfois très sombre, mais qui saura aussi trouver la lumière et nous redonner foi en l'avenir !

Lien vers la chronique : http://elo-dit.over-blog.fr/2019/03/jusqu-a-ce-que-la-mort-nous-separe-enel-tismae.html