27 juillet 2018

Interview décalée - Les fées livresque



Il y a quelques jours, en rangeant mes fichiers divers et variés sur mes romans, je suis tombée sur un document Word intitulé "Interview décalée". Kesako que ce truc allez-vous me dire ?

C'est une interview à laquelle j'avais participé pour le site Ensorcellement livresque il y a quelques temps (3 ans déjà !) et qui n'a pas été publiée puisque la blogueuse est partit.

Mais j'ai envie de vous la faire partager parce que dans cette interview, ce n'est pas moi qui répond aux questions... mais mes personnages ! Sympa non ?! Je vous laisse donc découvrir ça.

Je précise que cette interview est partagée avec l'accord des nouvelles admins du site.




Hello cher fan, chère lectrice, cher tout ! Parce que nous sommes des fées extra super sympas ! (avouez !) nous avons décidés de vous proposer une interview décalée ! Fini d’interviewer les auteurs ! Ce sont les personnages qui passent à la loupe !

1. Qui es-tu ? 
 Sam : Salut les filles, alors moi c’est Samuel, le héros de la saga « Les temps d’une vie ».
 Arès : Et moi c’est Arès, salut !
 Sam : Mais qu’est-ce que tu fou ici toi ? C’est mon interview.
 Arès : J’ai entendu dire qu’il y avait une interview et qu’il fallait des beaux gosses donc me voilà.



Sam : C’est les personnages principaux qui intéressent les gens, toi tu es un secondaire et tu n’apparais que dans le tome 2, t’as rien à foutre ici.
 Arès sur le ton de la confidence : il est jaloux parce que je lui pique toutes ses fans. Si si je vous jure, toutes les nanas (ou presque) qui étaient « Team Sam » sont passées à la « Team Arès ». Il ne l’a toujours pas digéré.
 Sam : Je vais le tuer !
 L’auteure : Les garçons ! Un peu de sérieux enfin ! On reprend.

 2. Que penses-tu du caractère que ton auteure t’a collé à la peau ? 
 Sam : il me convient bien, même si j’avoue qu’elle m’a un peu trop assagi à mon goût pour le tome 2. Mon caractère de petit con du tome 1 me manque.
 Arès : t’es toujours un petit con, c’est juste qu’on ne le voit plus c’est tout * sourire angélique*. Quant à moi je suis le déconneur de service, ça me va bien. Une sorte d’ami fidèle qui sait être à l’écoute quand vous avez besoin.
 Sam : c’est drôle on dirait que tu décris le meilleur ami de l’homme… le chien !



 3. Qu’aimes-tu par-dessus tout dans la vie ? 
Sam : ma famille.
Arès : quel cliché ! Me battre, je suis le dieu de la Guerre après tout, et le sexe. Ou le sexe et me battre au choix.

4. Et ta philosophie dans la vie ? 
 Sam : c’est quelque chose que j’ai appris dans le tome 2 « rien n’est plus puissant que l’amour ». Arès : bordel et après tu te demandes pourquoi tu perds des fans ? Tu deviens vieux et gnangnan mon pauvre !
  Sam : ferme la Arès ou je m’arrange pour le faire pour toi * une boule de plasma prend forme dans sa main*
 Arès : Oh ça devient intéressant !
 L’auteure désespérée et mortifiée : je suis désolée les Fées, il faut toujours qu’ils se cherchent quand ils sont ensemble ! Sam range moi ça ! Arès répond à ta question qu’on en finisse !
 Arès : Oh ça va ! « Prends les problèmes comme ils viennent et si tu n’arrives pas à les régler, détruits les. Ensuite, fais la fête ».

 5. Comment tu te serais décrit physiquement ? Comme ton auteure l’a fait ? (Fais-nous fantasmer !)
Sam : Je suis grand, brun avec des cheveux mi-longs et des yeux noirs. Selon Kayla – l’héroïne de la saga – je suis plutôt bien gaulé.
 Arès : je reprendrais la phrase que ma chère auteure a utilisé « un homme grand de près de deux mètres et large comme un catcheur pro ». J’ai les cheveux longs…
 Sam : super longs mêmes on dirait une gonzesse !
 Arès : c’est moche la jalousie ! Donc, j’ai les cheveux longs, des yeux bleus hypnotiques (c’est pas moi qui le dit, mais mon auteur) et je suis un dieu grec. Et vous savez ce qu’on dit sur la plastique des dieux grecs.



 6. Te sens-tu bien dans ton rôle ? 
 Sam : au poil.
 Arès : idem, tu vois qu’on peut être d’accord sur un truc.
 Sam en grognant : question suivante ?



 7. Qu’aimerais-tu réellement dire aux autres personnages du livre ? 
Sam : rien, ils savent déjà ce que je pense d’eux.
 Arès : quelque chose pour Kayla : nos entraînements me manquent… et il faudra que tu me présentes ta sœur qu’on fasse plus ample connaissance.
 Kayla : compte là-dessus et boit de l’eau ! Désolée pour l’incruste je me sauve.

 8. Comment te vois-tu dans dix ans ?
 Sam : Comme je suis aujourd’hui, entouré de Kayla et de la ribambelle d’enfants que nous aurons d’ici là.
 Arès : 10 ans ? Comment veux-tu que je réponde à ça ? J’ai plusieurs milliers d’années. 10 ans c’est comme ci c’était demain pour moi.

 9. Aimes-tu ton auteure ? Que pourrait-elle améliorer ? (Vas-y crache le morceau ! Dis-nous tout ! Enfin presque si tu veux continuer à vivre ! ) 
 Sam : Je l’aime beaucoup oui, mais puisqu’on m’en donne l’occasion, je la saisis. Enel : arrête de faire chier ma famille ! Avec toi, on ne peut jamais vivre en paix plus de cinq minutes ! J’aimerais bien profiter de la délicieuse vie que tu m’as donnée si ce n’est pas trop te demander… S’il te plait ? Arès : Et après on se demande pourquoi il y a des personnages principaux qui meurent subitement ! Pour ma part je n’ai qu’une chose à lui dire : continue sur ta lancée ! Je sais que toi et moi on se comprend.

 10. Une chanson qui te représente ? 
Sam et Arès d’une même voix : Sexy and I know it. Quoi ? On est grecs vous avez oubliés ?




11. Que dirais-tu aux lecteurs de ton auteure ? 
Sam : Merci tout simplement. C’est grâce à eux que mon auteure peut continuer à écrire et par conséquent me faire exister.
 Arès : Oui je suis d’accord avec lui. Et pour ceux qui ne la connaissent pas, ruez-vous vite sur les livres. On a hâte d’être entre vos mains.


 12. Et la dernière pour la fin ! Une petite photo de toi qui te représente (On te laisse carte blanche ! Bon malheureusement pour nous elle doit être décente !)
Sam


 Arès : Sérieux ? Tu sors le tee-shirt mouillé ? T’as pas encore compris que tout est dans le regard. Un regard de braise, un léger sourire… et le tour est joué ! Regarde plutôt !




 Nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions ! Nous espérons que vous aurez conquis les lectrices qui ne vous connaissaient pas encore !





Alors cette interview de Sam et Arès vous a plus ?? Dites moi tout !

24 juillet 2018

Mon conseil lecture de l'été... dans le Courrier Picard !



Cet été, le Courrier Picard donne la parole aux auteurs locaux afin qu'ils conseillent quelques livres à lire au soleil. 
Et j'ai eu la surprise d'être contactée ! 

Retrouvez donc mon conseil lecture de l'été dans l'édition du Courrier Picard - Picardie Maritime du 24/07/2018. 




11 juin 2018

Chronique On m'a dit 2 - Les livres de Nancy


Je remercie tout d'abord Nats éditions pour m'avoir permis de découvrir en avant-première le second tome de "On m'a dit". 
Nous retrouvons les enfants que nous avions découvert dans le premier tome. Ils ont bien grandi et ils sont maintenant au collège ou au lycée. Ils subissent le harcèlement scolaire depuis la primaire et leurs problèmes ont persisté et pris des proportions alarmantes.  
Dans ce second tome, Enel Tismaé traite du sujet du harcèlement scolaire au collège et lycée. Stigmatisations, homophobie, rejets, violences et tentatives de suicide sont évoqués sans tabou, mais avec délicatesse et de façon très poétique.  
Comme dans le premier tome, l'autrice traite de ce sujet avec beaucoup de justesse et présente au fil des pages diverses situation de harcèlement scolaire et les répercussions que çà sur l'élève harcelé.  
J'aime beaucoup le style d'Enel Tismaé. Elle aborde ce sujet assez difficile avec des phrases très poétiques avec des rimes. Les mots important sont en gras pour apporter encore plus d'importance au récit. 
Les illustrations sont assez sobres, avec des couleurs plus ou moins gaies selon la situation. Elles accompagnent parfaitement le texte et sont très représentatives de notre lecture tout en restant vraiment très belles à regarder.  
A la fin, nous retrouvons quelques pages avec les statistiques sur le harcèlement scolaire, l'explication de ce qu'est l'homophobie et des liens vers des services d'écoute qui peuvent aider les jeunes dans des situations de harcèlement scolaires. 
En bref, un second tome vraiment très réussit et essentiel pour expliquer aux enfants ce qu'est le harcèlement scolaire et les répercussions que cela peut engendrer sur les élèves harcelés. Je conseille vraiment ces deux tomes à tous les parents qui souhaiteraient aborder le sujet du harcèlement scolaire avec délicatesse.

Lien vers la chronique : http://les-livres-de-nancy.blogspot.com/2018/06/on-ma-dit-volume-2-enel-tismae-et.html

8 juin 2018

Chronique On m'a dit 2 - Livre recherche lecteur



Une nouvelle fois, le duo Enel Tismaé / Malice Zambaux a su créer un excellent album dénonçant le harcèlement scolaire. Que dis-je ! Plus qu'un excellent livre, il mérite le titre de livre incontournable lorsqu'il s'agit de sensibiliser les jeunes (et les grands) à ce phénomène. 
Dans le tome 1 (ici), nous partions à la rencontre d'enfants, tous harcelés pour une "raison" différente (il n'y a d'ailleurs aucune raison acceptable qui puisse justifier un harcèlement, notons-le bien). Il était déjà excellent, et ce second tome l'est tout autant, les seules différences étant l'âge des protagonistes, ce pourquoi les autres les harcèlent et les conséquences de ces agissements. 
Une nouvelle fois, on s'attache énormément aux personnages. Je me suis même sentie encore plus proche d'eux car ce qui m'est arrivé et qui s'apparente à ce qu'ils vivent s'est passé exactement à la même période de l'adolescence qu'eux. Ils m'ont donc bien plus touchée et leur détresse m'a sauté à la figure. 

"Et quand on se plaint, on nous dit que c'est de notre faute"  

Ce album a donc, grâce à ces personnages, une sorte de pouvoir qui capte l'attention et qui permet de sensibiliser de manière très efficace un public essentiellement adolescent. Mais pas que ! En effet, je trouve qu'il s'adresse également aux adultes. Il serait d'ailleurs extrêmement bénéfique de le mettre entre les mains de ceux qui ne comprennent pas l'ampleur du problème, qui n'en imaginent pas les conséquences ou qui préfèrent se voiler la face. Car oui, au cours de ma courte vie, j'ai pu rencontrer ce genre de personnes qui minimisent le problème et préfèrent vous dire que c'est de votre faute car, selon eux, vous n'avez pas fait assez d'efforts pour vous intégrer. Je n'ai donc pas été choquée par ce que le livre dénonçait : au contraire, j'en ai été ravie qu'il aborde ce problème, puisque l'on ne l'aborde que rarement. 
"Mais lutter seule, c'est compliqué" 

On est également séduit par les illustrations de Malice Zambaux : encore une fois, j'ai adoré ces dessins qui expriment parfaitement ce que la plume d'Enel Tismaé décrit. D'ailleurs, elle donne un sacré rythme au récit de cette souffrance grâce aux nombreuses rimes, ce qui rend les phrases encore plus percutantes je trouve. Et c'est vraiment agréable à lire, surtout lorsqu'on le fait à haute voix. Je vous laisse d'ailleurs juger par vous-même :

"Toute sa vie, elle avait joué de son allure, et n'avait jamais pris le temps de se construire une armure." 

Ainsi, vous l'aurez compris, je vous recommande absolument ce livre !


Lien vers la chronique : http://livre-recherche-lecteur.blogspot.com/2018/05/on-ma-dit-tome-2-vous-devez-absolument.html

6 juin 2018

Chronique On m'a dit 2 - Le monde enchanté de mes lectures



Le harcèlement, un fait de société que j’aimerais tellement voir enfin disparaître, mais à mon avis il restera toujours d’actualité. Tant que les victimes ne feront pas le pas d’en parler, cela restera toujours un comportement réel. C’est vrai que ce n’est pas simple d’en parler, toujours avoir peur des représailles, toujours avoir peur de ce que les autres diront, avoir peur des conséquences alors que l’on ne fait que subir. 
Si la victime ne franchi pas le cap de trouver une autre personne pour parler de ce qu’elle vit, ce serait bien aussi que les personnes qui ont pu observer ce genre de comportement pourraient elles le franchir ce cap, et pourtant, là aussi il y a de l’hésitation. Là aussi il y a cette peur des représailles. 
Avec ce livre, plusieurs types de harcèlement sont repris, que ce soit à cause du poids, de l’orientation sexuelle, de la différence. Si au départ cela peut être une simple moquerie, cela peut très rapidement prendre de l’ampleur, alors au lieu de rester à observer, ce serait bien que les autres se décident à se bouger et à en parler. Une ampleur qui peut aller jusqu’au point de non retour, combien d’adolescents se sont déjà suicidés suite à un harcèlement ? Combien devront encore en arriver à ce stade ultime pour que les choses changent ? 
Ce genre de livre devrait se trouver partout, écoles et bibliothèques, chez les personnes s’occupant d’enfants, chez tout le monde tout simplement. Ce livre cible les jeunes enfants, alors peut-être que celui-ci leur fera prendre conscience que s’ils sont victimes ou spectateurs, il ne faut pas se taire, ne pas fermer les yeux, les conséquences peuvent être désastreuses et destructrices. 


Lien vers la chronique : http://www.lmedml.fr/2018/06/04/on-ma-dit-2-enel-tismae-malice-zambaux/

4 juin 2018

Chronique On m'a dit 2 - Marie Nel Lit


On retrouve ici les enfants du premier tome, ils étaient à l'école primaire et subissaient déjà le harcèlement scolaire. Ici, ils sont au collège ou au lycée, ils ont grandi, mais leurs problèmes ne se sont pas arrêtés, bien au contraire, ils persistent et prennent des proportions encore plus graves. 
Les adolescents ne se font pas de cadeaux, se moquent d'un trop gros, d'une pas habillée comme il le faudrait, certains font les devoirs des autres sous menace, d'autres voient leur vie étalée sur les réseaux sociaux. Ils sont bien souvent seuls face à ces persécuteurs, ils n'en parlent à personne, encore moins à des adultes, par peur des représailles. Certains vont trouver une échappatoire dans la tentative de suicide. 
Enel Tismaé, comme dans le précédent tome, traite de ce sujet avec beaucoup de justesse, elle montre toute la douleur que peut engendrer le harcèlement chez les jeunes. Les mots importants sont surlignés en gras pour donner toute leur importance au récit. Elle parle de tous les sujets contre lesquels les jeunes doivent lutter. Parfois de graves conséquences font réaliser qu'il ne faut plus se taire et raconter à ses parents ce qu'il s'est passé exactement. Parfois une main tendue peut être source d'espoir, et comme le dit l'auteure dans cette belle phrase : « Ne plus rester spectateur, mais devenir acteur », je trouve que cela résume bien ce que l'on doit faire, même nous parents, lorsque l'on connait un enfant ou un jeune maltraité. 
J'aime le style de l'auteure, elle fait des phrases très poétiques, avec des mots qui riment, donnant beaucoup de légèreté à la lecture. Les illustrations sont très belles, sobres, représentatives de ce qui est dit dans le texte, de couleurs plus ou moins gaies suivant l'histoire. 
Ce deuxième tome est une réussite, l'auteure nous donne à la fin des statistiques sur le harcèlement, certains chiffres font froid dans le dos. Il ne devrait plus y avoir un tel fléau de nos jours...l'auteure a très bien souligné que la parole était importante, elle donne d'ailleurs des liens vers des services d'écoute qui peuvent aider. En tout cas, c'est un ouvrage indispensable pour nos jeunes, il devrait être présent dans les lycées pour ouvrir le dialogue, en discuter entre élèves et profs. 
Un illustré d'une vingtaine de pages, concis et très dense, de par son texte et les illustrations, il fait autant d'effet qu'un roman. Je ne peux que vous recommander cette lecture essentielle pour nous en tant que parents ou adultes. Plus nous serons à dénoncer et prêts à écouter, plus ce problème diminuera. 
Un grand merci à Enel Tismaé et Malice Zambaux pour ce deuxième opus très réussi et à la hauteur du premier.


Lien vers la chronique : http://marienel-lit.over-blog.com/2018/06/on-m-a-dit-tome-2-de-enel-tismae-et-malice-zambaux.html

25 mai 2018

15 mai 2018

Interview à occasion de la sortie de "On m'a dit - volume 2"



                 On m'a dit - volume 2

                                                          4 Juin 2018
                                                        Nat's Éditions

Où l'acheter :
Sur la boutique de l'éditeur : ici
Amazon : (à venir)
Fnac : (à venir)

Résumé :
Les enfants "On m'a dit" ont bien grandi. Aujourd'hui, leurs problèmes sont différents mais toujours bien présents....
Enel Tismaé et Malice Zambaux dénoncent à nouveau le harcèlement scolaire mais cette fois, en collèges et lycées où les difficultés rencontrées deviennent plus graves.
Stigmatisations, homophobie, rejets, violences et tentatives de suicides sont évoqués sans tabou mais avec délicatesse.

Prix : 10,50€
ISBN n° : 978-3-95858-210-1
Illustrations par : Malice Zambaux



Bonjour Enel et Malice ! Nous vous connaissons ensemble et séparément sur plusieurs projets. Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ? 

Enel : J’ai un parcours tout ce qu’il y a de plus banal. Pas de grandes écoles de lettres ou autre pour moi. J’ai une formation de coiffeuse. J’ai une fibre artistique fort développée, et la coiffure me permettait de l’exploiter pleinement. Malheureusement, j’ai dû changer de métier pour des soucis d’allergies, mes mains étaient devenues beaucoup trop sensibles pour continuer. Depuis, je me suis reconvertie dans le milieu du périscolaire. Je suis également bénévole dans deux bibliothèques. Mes collègues s’occupent de l’accueil du public classique et, moi, de l’accueil des scolaires qui avaient déserté les lieux depuis longtemps. Ma présence permet aux enfants d’accéder à la bibliothèque et aux livres, et ils aiment ça. C’est important pour eux de lire, que ce soit pour leur aisance à l’école ou pour leur bien-être personnel. 

Malice : Pour moi non plus, rien de bien spécial. J’ai toujours été passionnée par le dessin et, pour être honnête, aucun autre domaine ne me semblait envisageable comme choix de carrière. Du coup, après le lycée, je me suis lancée dans des études de graphisme à Paris. Après ça, j’ai commencé à travailler à mon compte en graphisme et illustration. Les boulots d’illustration sont souvent assez rares, et je considère que j’ai eu de la chance de travailler avec Nats Éditions sur des couvertures de romans et, bien sûr, sur On m’a dit. 


Dans ce second tome, nous retrouvons les personnages de On m’a dit au lycée. Pourquoi avoir choisi de parler de cette période ? 

Enel : Dans le premier volume de On m’a dit, le harcèlement était léger, le genre de petites choses qu’on trouve dans toutes les cours d’école ou presque. Mais le harcèlement scolaire est bien plus vaste que les sujets abordés dans le premier volume. Je voulais parler du harcèlement via les réseaux sociaux, du racket, des choses idiotes ou des défis qu’on réalise pour les copains, de la scarification et des tentatives de suicide… Toutes ces choses beaucoup plus dures qui sont malheureusement bien réelles et, pour le faire, il fallait que les personnes grandissent. Je ne pouvais pas aborder de tels thèmes avec des personnages en école primaire, c’était impossible. Et plus personnellement, je pense que ma fille m’influence également. J’ai écrit le premier volume quand elle a été harcelée en CM1, elle est aujourd’hui en 5ème… Les personnages de On m’a dit ont donc grandi en même temps qu’elle. 


Vous aviez déjà travaillé en tandem pour l’écriture et l’illustration de On m’a dit. Comment s’est passé la collaboration sur ce second tome ? Avez-vous suivi les mêmes habitudes créatives ? 

Enel : Je ne parlerai pas pour Malice, mais je pense qu’on a travaillé exactement de la même manière que pour le volume 1. À la différence qu’on se connaissait déjà. J’écris le texte seule dans mon coin, puis je l’envoie à Malice, et on en discute. On met nos idées d’illustrations en commun (bien souvent, on est toutes les deux sur la même longueur d’onde, ce qui fait qu’on propose soit la même chose, soit quelque chose de très proche), puis Malice illustre. J’adore travailler avec elle car elle représente toujours exactement ce que j’avais en tête sans forcément savoir le décrire. Les illustrations et les mots sont parfaitement associés sans avoir eu besoin d’en discuter des heures. Je crois que, sur les deux volumes, je n’ai jamais refusé une illustration de Malice ; ça montre bien, je pense, que notre duo fonctionne parfaitement. 

Malice : Pour moi aussi, l’expérience de travail sur ce volume 2 à été très similaire à celle du 1er tome. C’est toujours très agréable de travailler ensemble. Je n’ai jamais trop de soucis à imaginer des illustrations en lisant ses textes. Dès ma première lecture de On m’a dit – Volume 2, j’arrive déjà à visualiser pas mal de pages. Et même pour les pages où je suis moins inspirée, elle sait toujours me donner de très bonnes idées de direction. C’est une manière de travailler qui me donne un sentiment de liberté créative. Et je suis contente que, sur la création des deux volumes de « On m’a dit », nous ayons toujours été d’accord sur toutes les illustrations. 


Est-ce difficile de traiter des thématiques actuelles comme le rejet ou l’homophobie ? N’avez-vous pas eu peur que l’histoire soit trop sombre ? 

Enel : Non, du moins je n’ai pas ressenti de telles choses à l’écriture. Ce sont des thèmes malheureusement d’actualité et, selon moi, il est donc important d’en parler, d’ouvrir le dialogue. Nous sommes dans un monde qui évolue sans cesse, il est temps que les mentalités s’y adaptent et l’acceptent. Pour le côté sombre, là encore je remercie Malice. Elle a un tel talent qu’elle parvient à mettre de la douceur là où il n’y en a pas dans le texte. Je pense par exemple au passage où je parle de scarification. Elle ne montre pas vraiment les choses, tout est suggéré, et je pense que c’est aussi pour ça que le public reçoit si bien On m’a dit. Malgré les sujets délicats qu’ils abordent, ça ne choque pas les enfants ou les parents et permet d’en discuter simplement, ce qui est le but premier de ces deux albums. 

Malice : Personnellement, je n’ai pas eu la main dans le choix des thèmes, mais je pense aussi qu’il est très important d’aborder ces sujets avec les enfants. C’est certes parfois délicat à aborder, mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas en parler. Pour le coté sombre des thématiques, j’étais un peu face à un dilemme par contre sur le plan illustrations. Je voulais garder la force du texte et bien la retranscrire, mais je ne voulais pas non plus être trop explicite. Ça reste tout de même un livre pour les jeunes, et je ne pense pas qu’une représentation graphique des éléments dure du livre aide nécessairement le propos. J’ai, du coup, en général opté pour une représentation symbolique autant que possible. 


Il y a dans On m’a dit – Volume 2 une volonté de sensibiliser, de trouver des solutions. Pourquoi avoir choisi cette approche ? 

Enel : Parce que je ne voulais pas être « une donneuse de leçons ». Parler du harcèlement, OK, mais s’il n’y a pas une solution ou quelque chose à en tirer… à quoi bon ? Le harcèlement est un véritable fléau qui sévit dans toutes les écoles. Je travaille en périscolaire, je m’en rends bien compte chaque jour. En revanche, les enfants ignorent ce qu’est vraiment le harcèlement. J’ai fait des interventions en primaire où j’ai pu discuter avec des élèves de tous les niveaux… les ¾ ne se rendaient pas compte que les méchancetés qu’ils disaient ou le fait de s’en prendre toujours à la même personne était du harcèlement… ça, ils l’ont compris quand j’en ai discuté avec eux et qu’on a lu le livre. Le but de On m’a dit n’est donc pas de donner des leçons mais bien de faire comprendre les choses aux enfants (qu’ils soient harceleurs ou victimes) afin que les comportements évoluent par eux-mêmes. Car un enfant qui comprend est un enfant qui réfléchira peut-être avant de s’en prendre à quelqu’un, ou qui viendra peut-être en aide à un camarade harcelé.

18 mars 2018

Chronique Seconde Chance - La magie des livres



Comme beaucoup le savent, je suis une grande fan d'Enel Tismaé, je n'ai donc pas pu résister à la sortie de ce nouveau roman. Je vous avoue quand même que j'ai eu un peu peur. Les livres sentimentales ne sont pas vraiment mon style et il est très rare que j'en lise. J'ai tout de même tenter ma chance, car le résumé me plaisait bien.  
 "Cameron est un fils papa. Héritier d'un empire colossal, il perd son temps entre les fêtes bien arrosées et les filles. Mais un jour, alors qu'il prend le volent complétement ivre, il va causer un accident qui va lui changer la vie."  

 Roman 
Ce roman fut une incroyable surprise. Je vous avoue que je ne m'attendais pas à être autant plongée dedans. Les pages ont défilé à une allure folle et je n'ai pas vu le temps passé. 
Au début, je pensais qu'il n'allait pas être différent des autres romans sentimental, mais l'histoire n'est pas basé que là-dessus. Le côté sentimental est en retrait pour mettre en avant la reconstruction de Cameron, et c'est la, je pense, que ce livre a été un coup de coeur pour moi. 
Je suis passée par de nombreux sentiments : j'ai ri, j'ai pleuré et j'ai été en colére mais ce livre m'a profondément touché et me laisse avec une bonne leçon. Il est vraiment bien travaillé et nous permet de vraiment ressentir les sentiments que l'auteur a voulu nous faire partager. 
La fin est arriver trop vite à mon goût et j'en voulais encore. Cependant, je pense que ca aurait été trop. La fin est donc juste parfaite. 
Personnages 
Cameron est la personne qui m'a le plus énervé au début. J'avais envie de le frapper tant son comportement est enfantin. Puis, au fil des pages, Cameron se reconstruit et devient un homme, et c'est à ce moment qu'il m'a plu. 
Catherine m'a aussi beaucoup fait rire, surtout lors de sa première rencontre avec Cameron. C'est une femme de caractère, et il va lui en falloir pour ne pas se laisser marcher dessus. 
Nora est la personne avec qui je me suis tout de suite attaché, je me suis vite identifié à elle. J'ai beaucoup aimé ses paroles, lors de sa rencontre avec Cameron. 
Auteur 
J'ai connu la plume d'Enel dans un style fantastique et donc différent de celui-ci Je me rend compte qu'elle excelle dans tout ce qu'elle écrit. Sa plume est fluide, passionnée et douce. 
Elle arrive à nous faire ressentir les sentiments nécessaires à l'histoire. Un super travail Résumé Pour résumé ce roman coup de coeur, je dirais qu'il est surprenant, émouvant et que vous serez surpris tant par l'histoire que par les personnages. 
A découvrir sans hésiter.
Photo



9 mars 2018

Chronique recueil les Temps d'une vie - La magie des livres


Vous savez tous qu'Enel Tismaé est mon auteur préférée et que je saute sur tout ces romans. En voici un que j'avais hâte de découvrir (à vrai dire, c'est pour tous ces livres pareils). Même si j'ai lu 3 de ces nouvelles en version ebook, je voulais me les procurer en version papier. Puis, il y a le premier chapitre du tome 3 que j'attends depuis longtemps donc comment résister ?
 Attention toutefois pour ceux qui n'ont pas lu le tome 2 car les évènements se passe après.  
 Une histoire de petites bêtes est la première nouvelle. Je ne la connaissais pas, mais j'ai vite deviné le thème. Déjà, ce fut un plaisir de retrouver Kayla. Toute maman est confronté à ce genre de soucis, surtout quand on a une fille : les poux. J'ai beaucoup ri dans cette nouvelle, et j'ai senti le vécu. Un bon moment de passer, mais quand ca m'arrive, je suis comma Kayla.  
 Un noël d'enfer est la première nouvelle que j'ai découverte dans le recueil de Nats édition. J'ai aimé la redécouvrir. Encore un bon moment de passer, cette fois-ci avec Hadés, Perséphone, Kayla et Samuel. Pas facile de vouloir faire comme des humains quand on n'en a pas l'habitude. Une nouvelle qui m'a bien fait rire également  
 Un voleur sur l’Atlantide se passe dans les fonds marins à côté de notre Poséidon. J'ai aimé la découvrir car on en apprend un peu plus sur notre beau dieu. Une courtes histoires qui nous permet de le découvrir autrement.  
 Quand la vérité est dévoilée est ma nouvelle préférée. J'adore m'imaginer comment les personnages continuent de vivre à la fin de leur histoire. Ici, ca se passe plusieurs années après les événements du tome 2. Samantha a bien grandi et se pose des questions sur sa famille. Malgré que je connaissais cette nouvelle, j'ai voulu la relire. En quelques pages, Enel a su me captiver. J'ai aimé voir l'évolution des enfants de Kayla et comment ils sont devenus  
 Premier chapitre du tome 3 A partir d'ici, mon cœur palpitait. Allais-je continuer ou non ? La question n'est restée en suspends qu'une seconde. Je me suis ruée dessus. Ben oui, depuis que je l'attends ce tome 3, je n'allais pas refuser de lire le premier chapitre. En quelques phrases, Enel a su capter toute mon attention. J'étais comme une petite fille le matin de Noël, jétais aspirée par les mots. Malheureusement, la fin est trop vite arrivée. Malgré tout ce premier chapitre m'a montré que l'histoire va être des plus pasionnante et électrique. Vivement la suite  
 Résumé  
Pour résumé, un recueil de nouvelles qui donne un plus aux roman Les Temps d'une vie, et m'a permis de retrouver mes héros préférés. Ainsi qu'un super chapitre qui me promet un troisième tome à la hauteur de mes espérances.


Lien vers la chronique : http://lamagiedeslivres.weebly.com/livres-fantastiques/les-temps-dune-vie-nouvelles